PêcheurLife

Cherchez pas à comprendre tout et pourquoi. Le blog est un petit morceau à lire et à regarder de la cabane du pêcheur. "Ceux qui vont sur la mer" sont comme les oiseaux, ils vivent dans une éternelle précarité. Comme le temps et le vent, ils sont d'humeur changeante...

Les Autres Cantines Remarquables

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samedi 5 janvier 2013

Le Bon Boire et le Bon Manger des Fêtes



Réveillon de Noel à Port Saint Pierre dans la Hutte d'Obélix

  • Apéro avec des délicieux cannelés à la crevette, très bien avec mon ti punch
  • Boudins blancs et boudins noirs font copains avec la compote de pommes 
  • Les chapeaux de cèpes sont en collocation avec mes Saint Jacques, brisures de marrons
  • Fondue de sanglier, indispensable chez Obélix
  • Le Chèvre passe dans le four à pain
  • Des Bûches, beaucoup de bûches avec un grand Whisky de Reims...

Noël au Chateau

  • Terrine du Chef et terrine de lapin aux fruits secs Champagne Blanche de Castille de chez Colin, Vouvray
  • 2 saumons, un fumé, un gravlax, Vodka, Sauvignon de chez Gibault
  • Le gigot légumes, mi-secs, fait copain/copain avec l'excellent Barral Jadis 2008
  • Fromages Calendal 2008 Plan de Dieu de chez Cambie
  • Salade de fruits, gâteau Cocotte

Réveillon du Jour de l'An chez Rogoff

  • Charcuteries, zakouskis, Boulard Rosé
  • Saint Jacques Label Rouge et risotto à la truffe fraîche
  • Foie Gras chutney, Vin de Constance 2005 d'Afrique du Sud ramené du Québec... 
  • Là, gloups, j'ai oublié les saumons
  • Magret canard (cuisson basse T°, intéressant ?), sauce poivre vert, sauce champignons, 3 purées, Cornas Brise Cailloux de chez Barret 2006, (oui, mais, bof), Barral.
  • Petits fours, buche glacée, champagne Boulard.

Jour de l'An au Chateau

  • Les saumons, vodka, champagne
  • Salade crabe
  • Poulet, farce, gratin dauphinois, les rouges de la veille !
  • Salade fruits, gâteau au chocolat et noix

vendredi 11 mars 2011

La Ferme de Bussy


Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas été mangé à la Ferme de Bussy. Certaines mauvaises langues prétendent que j'étais en froid avec la maitresse de maison, pff...laissons les dire ;o)). Quand nous sommes arrivés le maitre était affairé à piquer les joints de son pigeonnier. Après il refait un bel enduit à la chaux, sans ciment et sans laisser les pierres apparentes, "c'est juste bon pour les parigots". Il prétend que, là dehors, au pied de son mur, tranquille, en contact avec la pierre et la chaux, il atteint la plénitude. Il faut dire qu'à la Ferme ce ne sont pas des paysans qui habitent mais plutôt des intellectuels...que les travaux pratiquent ne rebutent pas. La réalisation en cours ici
Dans l'insert, on brule du bois de haies et dès qu'on entre dans la cuisine, ça sent la ferme. Comme si cette odeur s'était incrustée et avait persisté de générations en générations dans cette vieille battisse. J'aime bien ce parfait mi suie, mi bois avec les odeurs de cuisson. Ici on affectionne la cuisine simple, les plats mijotés, les tartes Tatin, on grille dans l'insert de gros morceaux de basse côte.
Pour commencer on a pris l'apéro avec du tarama maison, de la tapenade, de la purée de pois chiches. Côté pinard c'est moi qui assurait le ravitaillement avec un beau Jasnières de chez l'ami Eric Nicolas du Domaine de la Bellivière Prémices 2009 un régal.
Après salade de carottes et panais, bio, évidemment.
En plat 2 coqs babets au vin avec des patates au four et une poêlée de lardons et champignons. Comme j'avais décidé de sortir les grosses cartouches, pour mouiller Château Neuf du pape 2005 Vieux Télégraphe La Crau. Très beau vin corpulent, épicé, qui pourra encore attendre.
Avec le plateau de fromage on sifflât un Saumur rouge 2009 du Domaine Guilberteau. Je ne suis pas loin de penser comme le caviste à roulettes : "Formidable essence de cabernet franc, frais et vif au nez, soyeux sans dureté en bouche, il glisse directement dans le gosier et vous réconcilie avec la terre entière ! Si Grandgousier était encore de ce monde, il en engloutirait des tonneaux entiers ;o))" ...
En dessert l'authentique tarte Tatin de la Ferme de Bussy faite avec les dernière "court-pendues" du fruitier et parce qu'il fallait bien fêter ça, un beau liquoreux Coteaux de l'Aubance LesTertereaux 97, Domaine de Montgilet, avec sa belle robe jaune-orangé.
C'est donc les coudes sur la table qu'on a atteint la plénitude....

dimanche 1 août 2010

La Homard Party "Chez Rogoff"



Ce qui est bien avec les "Homard Party" c'est que le menu est vite fait !
En entrée homard froid, avec une mayo normale au vinaigre balsamique blanc, une plus "riche"tomate, piment d'Espelette, Fine Champagne. Salade froide de petits légumes.
En plat homard grillés servis avec la sauce corail. Pour le vin, on en profita pour liquider le Sauvignon gris de Stéphanie Roussel du domaine de Lassolle qui avait eu la fâcheuse idée de repartir en fermentation.
Dessert, salade fruit et glace servi pour les grands avec un vin rare un VDN Rasteau blanc Domaine des Escaravailles 2006 de Gilles Ferran, grenache blanc et gris pour un véritable festival de fruits jaunes...Miam !



J'ai, cette année, simplifié la recette. Juste une fondue d'échalotes au beurre dans laquelle on met les viscères, on sale, on poivre et on touille jusqu'à que cela prenne un beau rouge corail. A faire juste avant de servir ! Lors d'un essai précédent j'avais mis le sang, liquide bleuté qui gélifie quand on tranche la bestiole. Mauvais pioche, le sang a donné une belle consistance mais aussi de l'amertume.
Allez pour le fun, une petite vidéo, c'est la 1ère, sans montage. Plus info normalement cela cuit, vite et avec le couvercle fermée sur le Weber...;o))


dimanche 4 juillet 2010

De Manoir en Chateau, parcours gourmand !



Au Manoir comme au Château on est très à cheval sur les traditions, les anniversaire ici aussi cela se fête ! C'est donc toujours avec le même plaisir que nous nous sommes rendus à Valognes pour apprécier le beau jardin et la délicieuse cuisine de Léone.
Quelqu'un a dit que le pâté de poisson était "chelou", pourtant les feuilles d'épinard dont il était paré, étaient du plus bel effet. Les manchots sont très attachés aux produits de la mer. Ils font festins de poissons , crustacés et coquillages. D'ailleurs JM pour son anniversaire s'est régalé d'une pleine assiette de bulot...



J'avais déjà évoqué la qualité des viandes que l'on trouve dans ce bocage. Ici les hommes rustre ne s'embarrassent pas de systèmes compliqués pour cuire le gigot. Quelques braises de bois de haies, une broche rudimentaire que l'on place devant le feu, un plat pour recueillir le jus de cuisson, du temps, on arrose, encore du temps. Et vous pourrez, avec une jardinière de légumes, déguster cette viande juteuse et gouleillante a souhait.
Après les desserts et avoir soufflé les bougies, il fut question de faire une fusée à eau avec une bouteille plastique, une pompe de gonflage, un peu de fil de fer et quelques planchettes. Et ça marche, enfin ça part très haut !



A la Cantine du Château on profite enfin de la chaleur pour trainer a l'apéro en terrasse. Le rosé Tradition du Domaine de Saint Martin la Garrigue fit copain avec les tapas d'artichauts a l'huile et au pesto.



Dans la Grande Salade Folle du Chateau, on trouvait du riz, des tomates, des radis, des pois mangetout, des fèves et surtout du homard...Le Sauvignon Gris du Domaine de Lassolle, vin de table français, sans collage, ni filtrage et vinifié par Stéphanie Roussel fit connaissance avec le homard normand. Une légère effervescence indiquerait-elle que le bon breuvage repartirait en fermentation ? On ne lui laissera pas le temps !



Je ne sais pas pourquoi mais ce dimanche les bonnes bouteilles étaient plus nombreuse qu'à l'accoutumée. Avec le rôti de boeuf et haricots verts, on gouta au Tour Haut Caussan 2007 à boire sur le fruit dixit RVF. Le bois n'est pas trop présent, les tannin fondu, bref que du bon comme nous a habitué la maison Courrian !
A la demande générale on remis une tournée de glace à la rose avec des fruits rouges en dessert. Et comme je suis sympa , je vous donne la recette... pour une fois.

  • récupérer les pétales de 4 belles roses rouges et odorantes
  • préparer un sirop avec 1/2 l d'eau et 250 g de sucre, on porte à ébullition 2 mn
  • plonger les pétales das le sirop brulant et réserver 24 h, dès que c'est refroidissement mettre au frais
  • filtrer, ajouter le jus d'un citron et passer en sorbetière
C'est tout ! Vous aurez le plaisir de découvrir cette belle couleur rose naturelle.


dimanche 14 février 2010

Au Manoir de l'Anglade les Anniversaires



Au Manoir, comme au Château, les anniversaires c'est sacré ! Et, ce dimanche, on fait un grand lot de 3....
Dans cette campagne valognaise, on aime, pour notre plus grand bonheur, servir les grands classiques de la cuisine familiale avec les bons produits des petits producteurs locaux.
Après l'apéro composé des tartelettes d'Obélix et d'un champagne rosé, on passa à table.
En entrée aumônière de champignons servies avec une appellation que je ne connaissais pas un Montravel 2008 blanc sec servi dans une belle bouteille bleue, au minimum 25% de sauvignon et sémillon, muscabelle et ondec. Beau vin blanc floral et minéral, vinifié près de Bergerac.
Pour continuer une langue sauce piquante avec la purée et des endives braisée. Bordeaux rouge.
Après un petit, tout petit morceau de fromage on passat direct aux gâteaux : magnifique Paris-Brest, Saint Honoré et Iles Flottantes...
Promenade, à 2 pas de la maison, sur le "parcours de santé" dans la campagne.





dimanche 10 janvier 2010

Les Repas des Fêtes



Pour le réveillon de Noël, nous nous sommes rendu chez Obélix, dans sa chaumière en terre. L'arrivée au milieu des marais, sous de trombes d'eau, en pleine nuit fut épique tant la route était défoncée par le gel. Mais notre témérité fut récompensé, au bout du chemin boueux, la maison toute décorée nous attendait.
Ce qu'Obélix nous avait caché, c'est que sa Falbala était un "fin cordon bleu". Festival de saveurs dans les assiettes :
  • Petits fours maisons avec la sangria
  • Bisque de langoustine galette de parmesan
  • Coquilles Saint Jacques lutées, poireaux, vermouth
  • Saumon fumé et gravelax en direct de Port en Bessin
  • Mesclun samousas de langoustine Pause...
Promenade avec les flambeaux au milieu de nul part, pour soi-disant aller chercher le Père Noël. Pfff...D'ailleurs ils sont revenus sans...Mais les cadeaux eux étaient bien en place sous le sapin. Après un court intermède pour ouvrir quelques bricoles multicolores et en plastique, on se remit à table pour passer aux choses sérieuses :
  • Fondue bourguignonne
  • Fromages
  • Desserts traditionnels, buche praline, buche chocolat, buche glacée...Et l'officielle Clairette de Die.
Le 25, au Château, on avait décidé de faire simple, rien à cuire, rien de chaud.
Lavren avait préparé le punch pour les vitamines et le soleil... MéMé avait fait quelques petites tartines et amuses-gueules dont elle a le secret. J'avais préparé une belle rosace d'émincé de coquille St Jacques, citron vert, huile d'olive et poivre blanc de Malabar. J'avais apporté le saumon gravelax pour Sonia et le fumé pour trinquer avec la Vodka à l'Herbe de Bison de chez Kaspia du Marché de Lalie ce qui m'a évité les supermarchés. Grigori s'était chargé du fromages et des pinards en allant faire ses emplettes au Rouge et Blanc à Caen, bon et sympathique caviste. Pour finir les glaces maison et des poires au sirop léger parfumé au citron et tilleul du jardin.
Que du beau et du bon, avec tout cela on est reparti  frais et dispo !

Le 31/12, réveillon dans l'intimité, à 2...
Quelques zakouskis bricolés avec du saumon et du foie gras. Une belle pièce de viande de venaison, morceau de chevreuil, mariné 24h, rôti au four servi avec une purée de panais et le "Minervois" 2006 de l'Oustal Blanc, qu'on oubliera pas de carafer...Les petits fours de chez Ordioni, Mme garda pour son repas la même bouteille, un champagne Rosé Nature, non dosé, de chez l'ami Boulard. Comme quoi on était pas vraiment tout seul !
Le lendemain, pour le 1er, repas en famille, "choucroute de la mer", la douce choucroute bio d'Amiens, pavés de turbot braisés, filets de barbue poêlés, filet de sole vapeur, très grosses noix de coquille St Jacques grillées à souhait, des patates et de la crème. Salade fruit et avec un financier. Miam !

vendredi 11 septembre 2009

Dans la Hutte d'Obélix, pizza party


C'est au coeur des marais, dans le petit village de Port Saint Pierre que se situe la maison d'Obélix. Comme on l'imagine, elle est tout en terre et couverte de chaume. D'ailleurs c'est le seul matériau connu dans ces contrées reculées. On en fait les murs, les linteaux, les cheminées et même le four qui trône dans l'entrée sur le terrain protégé par un toit en bois massif. Si ici, les kebabs et pseudo chinois non pas fait leur entrée, la pizza y est incontournable. Mais tout est fait et cuit à la maison.

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lundi 27 juillet 2009

L'athéisme virulent et son compagnon l'hédonisme à table au Manoir de l'Anglade, histoire d'ânes.

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« Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré... »

Michel Onfray, extrait du Traité d'athéologie, 2005, Grasset.

Au Manoir de l'Anglade, avec le renfort de vapeurs des meilleurs Single Malt des tourbières écossaises, on développe des théories créationnistes. J'écoute cela d'un oeil goguenard ;o)). Moi qui suit, tel le dandy philosophe normand Onfray, d'un athéisme virulent ! Néanmoins il en faut plus pour nous couper l'appétit.
Après un copieux apéro à la gloire de nos colonies des Caraïbes ou, au choix, des hommes en jupe, on se rafraichit avec une peche mozarella, salade, pates fraiches, avocat.



Le lapin fut cuisiné avec des carottes de Créances, du lait coco et du curry, certainement l'influence de la Malle aux Epices situé un peu plus loin dans les landes du Cotentin...On mouilla avec un beau magnum de Bordeaux 2004 Domaine de la Solitude. Beau Pessac-Leognan, classique, boisé effacé, bon équilibre, tout en rondeur.

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Pour ses 60 ans, bel age pour ce jeune homme, M. a reçu une toile de maitre représentant 3/4 arrière le Marité sous voile filant bon train vent arrière par belle brise. Le pavillon national en tete de mat sur l'arrière haut dans la mature. Bleu, blanc, rouge...! Rouge comme la tarte aux fraises, rouge comme la Ducati qui trônait sur le gateau...Promesse d'un prochain cadeau ?
Promenade digestive l'après midi où il fût question de manier le queton. Animal docile et emblématique du Cotentin, l'âne coupé ce prénomme Péponne, sa copine Rubis, tout deux apprécient beaucoup ces promenades dans les caches ombragées du bocage manchot. L'animal a le pas rapide tout en prenant le temps de se délecter deci, delà, d'un peu de patte d'oie, de jeunes pousses de luserne..Cahin-caha

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mardi 16 juin 2009

Festin dans la hutte d'Obélix




Saloperie de mois de juin, c'est le mois des turbots pour le Sauvage, mais il présente le gros défaut de ne pas avoir de grande marée. Ce qui veut dire 20 jours non stop de pêche. Sans grand succès et toujours sans prix. La marée fine subit les aléas de la crise.
A Port Saint Pierre dans la hutte de paille d'Obélix, c'était jour de fête pour la communion de Claire. Autant être franc, ce que je préfère dans la communion, c'est le repas ! J'aime ces grandes tables multi-générations où l'on mange tranquillement toute la journée. Oui, je revendique un "athéisme virulent" et j'ai dit non une bonne fois pour toute à ces simagrées et aux discours éculés de ces hommes en soutane. Ni Dieu, Ni Maitre !
Donc pendant que certains écoutaient l'air attendri l'ecclésiastique, je suis parti faire un petit tour dans les ports discrets de Carentan et d'Isginy. Au retour on s'est mis à table.
Apéro avec les petits fours maison et la sangria aux fraises du jardin d'Obélix.
Orgie de fruits de mer où les araignées du Sauvage ont tenu la place d'honneur. Pinces, palourde, huitres et crevettes complétaient le plateau géant. Bourgogne aligoté.
Des carrés de cotes d'agneau furent passées à la braise et servis avec une excellente ratatouille parfumée aux épices marocaines. Saint Emilion.
Un trou normand fut proposé, la glace était abondante, le calva beaucoup moins, un peu d'insistance auprès de la maitresse pas d'Obélix mais de maison, résolu ce problème de grand'soif.
Pour finir fraisier, gâteau au chocolat et des têtes de nègre. Et l'officielle Clairette de Die comme toujours dans ces contrées.
Le seul qui n'avait rien bu, à part les enfants, accrocha une caméra sur un avion de polystyrène et nous ramena des images des alentours de la hutte.
Que d'herbes, que d'eau...

Les Araignées

lundi 15 septembre 2008

Déjeuner sur l'herbe à l'Anglade



En faisant route via la N13 vers le petit Versailles normand, on s'était dit que l'on allait éviter de manger dehors au Manoir de l'Anglade. Mais, en arrivant la table était dressée dans le jardin ! Le petit vent du nord, les gros nuages noirs, l'orage qui grondait avaient tout de même mis le doute dans l'esprit de nos hôtes qui s'apprêtaient à déménager à l'intérieur. Je les ai donc rassuré quand à leur choix en affirmant qu'avec ces vents hauts, rien à craindre de la pluie et que passé le grain le beau temps reviendrait. Le marin inspire confiance, on a donc déjeuné dehors...
Après un apéro en l'honneur de Fidel Castro et de son ile, je me permis de donner quelques instructions pour la cuisson des homards au feu de bois.



Recette : on coupe les grosses pinces des crustacés, on les met à cuire 20 mn dans de l'eau salée et poivrée. On tranche en 2 ces braves bêtes après les avoir décérébré d'un coup de couteau dans la tête. On ôte la poche à gravier et le boyau qui va jusqu'au bout de la queue, on réserve dans une petite casserole les "matières molles", les oeufs de couleur verte et le "caca". On les sale légèrement, on poivre, on badigeonne d'un peu de beurre fondu la chair. Voilà les homards sont prêts à passer sur la braise. On les place sur une grille, pas trop prêt du feu. Il ne faut pas que cela "calcine", le homard doit cuire dans son jus. La sauce, en version simplifiée, soit celle que je préfère. On fait suer dans du beurre une échalote très finement émincée, on rajoute les matières molles et 25g de beurre en morceaux par homard. Au bain marie, avec une cuillère en bois, on remue doucement et continuellement. On peut assaisonner d'un peu de piment d'Espelette, d'une lichette d'alcool au choix. Et là miracle, à chaque fois renouvelé, encore mieux qu'à Lourdes, le mélange épaissit, vire au brun, au brun rouge puis prend une belle couleur corail alors qu'il devient légèrement granuleux...Dès que les homards sont cuits, on les badigeonne avec la sauce sauce et on mange avec les doigts...



En entrée, homards grillés au feu de bois, mille feuilles de betteraves. Gewurtz
Côtes de veau, toujours sur la braise, haricots verts, haricots blancs demi secs. Pinot noir d'Alsace
Fromage et desserts, bi anniversaire oblige, gâteau et charlotte au chocolat fait par Marie-Pierre, iles flottante sur crème anglaise. Clairette de Die.


Après certains sont partis faire voler un aéroplane en polystyrène sur lequel était fixé une caméra. Le but étant de nous faire découvrir le Manoir vu du ciel. L'opération fut couronnée d'un succès mitigé, mais on put découvrir ainsi le bocage valognais vu du ciel...



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