PêcheurLife

Cherchez pas à comprendre tout et pourquoi. Le blog est un petit morceau à lire et à regarder de la cabane du pêcheur. "Ceux qui vont sur la mer" sont comme les oiseaux, ils vivent dans une éternelle précarité. Comme le temps et le vent, ils sont d'humeur changeante...

mardi 4 octobre 2011

Le Boulard nouveau est arrivé



Je n'ai pas été très prolixe ces derniers temps. Pas de courage, pas d'envie, trop de boulot, les excuses habituelles. Mais surtout je suis agacé, la pêche m'emmerde ! Pas de poisson, de l'ASP dans les coquilles, des collègues avec qui le dialogue est impossible, bref on régresse.  J'ai essayé d'aller au resto pour me changer les idées, mais à chaque fois déception, trop cuit,  rien dans l'assiette, ça bouine en cuisine. Encore un truc à me faire black lister chez les restaurateurs de coin. J'y reviendrai plus tard.

Mais enfin mon ami Francis est venu me sortir de ma déprime. Avec son liquide pétillant, il m'a remis du baume au coeur. Merci camarade ! Jeanne, Mme Boulard, nous a reçu à diner  à St Vaast pendant leur pèlerinage en bord de mer avec des amis. On a très bien mangé, comme à chaque fois.




Avec les amuses gueules on a bu du champagne fines bulles de Grand Mailly, goutuex Millésime 1996...
Un bon melon et un jambon fumé de pays en entrée avec un beau Riesling "pétrolé" de chez Meyer
Gigot en coute de sel. La patte d'un des 126 agneaux qui boutent sur l'Ile Tatihou, rien que pour nous !  Savigny les Beaunes 2007 de chez Maréchal, miam et corsé Rasteau du Domaine de Trapadis 2006.
Plateau de fromage avec un magnifique Maroilles des Vendanges. Cidre de chez Dupont.
Pommes au four, quoi de plus simple, quoi de meilleur, merci Jeanne. Givré 2008 de chez Dupont l'accord parfait.
Après on a fait le tour de St Vaast, on a vu les bateaux, les grages sur le quai, le bateau un peu en pagaille de Riton, celui avec le cul noir de Fredo.
A 20H on a remis ça, avec les restes et les fonds de bouteilles et on a gouté un bon calvados.
Merci , l'air de la mer, m'a fait du bien ;o))

mardi 12 juillet 2011

La Cantine du Chateau, le cochon pour Vadim



Pour fêter l'arrivée du 1er arrière petit-fils Vadim, le garçon de Vlad&Nad, on a réuni toute la famille, pour le traditionnel cochonnet à la broche. Les préparatifs avaient commencé la semaine d'avant. On avait récupéré des belles nappes, fait l'inventaire des assiettes, verres et chaises, j'avais aussi gardé quelques gros homards, mis de côté 2 bib en blanc et rosé et préparé un bon planteur aux fruits exotiques, réservé de belles fleurs. On avait commandé le cochonnet, une femelle entre 16/18 kg de la Manche et des patates bio...et du très beau temps. Cette année grande première, 1. j'ai réussi avec un peu d’insistance à motoriser la broche, 2. à la place des sempiternelles patates à la cendre, on fait des frites grâce à la friteuse, pour 80 personnes, de mon ami Fredo !
A J-1 on s'est occupé des homards et des légumes pour la grande et folle salade du Chateau, j'ai préparé ma mallette Global et affuté mes couteaux, comme les pignoufs des émissions culinaires de la télé...;o)).
Le jour J, levé à 6H pour aller préparer le feu. Et oui, pour cuire le cochon il faut de la braise. A 9H, la braise était faite, on a pu embrocher l'animal et mettre à cuire. Il s'avéra que le porcinnet était belge, mâle et de 20 kg ! A 9H direction le marché de Bayeux, pour récupérer des fleurs, le fromage, le pain et un petit casse croute pour le rôtisseur. Vers 10 H Vlad est arrivé, il s'est occupé des tables et des chaises qu'il a mis dans le jardin, Christine et Claire son aide de camp on mis une belle nappe bleue, les bouquets et la vaisselle, puis sont retournées finir les salades. Et moi, pris d'une petite faim bien légitime, je me suis délecté des rognons avec un petit de Vouvray Blanc sec 2009 de chez l'ami François Pinon.


A 12H30 arrivée des invités, on sert le planteur, a 14H on fait les présentations et toute la table exulte !! ;o))
Au menu, planteur, cake à l'andouille, petite pizza de Port St Pierre.
La grande et folle salade du Château : homards, riz, haricots verts, petits pois, tomates cerises, poivrons, fèves. Coteaux du Languedoc Blanc St Martin de la Garrigue
Le cochonnet à la broche avec les frites, Faugères Tradition Barral 2007 et Rosé Tradition  St Martin de la Garrigue.
Un beau Coulommiers.
Le Concours des Teurgoules, brioche, café,..1er pris pour TaTa Jacqueline !!.
Bien belle journée ! Vive Vadim !

dimanche 10 juillet 2011

La Cantine du Chateau et autres petits moments délectables


Je suis un peu distrait en ce moment. Les turbots me font tourner en bourrique...Un coup sur deux les filets sont vides, Psetta maximus est remarquable par sa rareté. Bref question boulot c'est la déprime.
Cela ne m’empêche pas de continuer à humer, tendre l’oreille et ouvrir les yeux. Sur France5, c'est le camarade PetitRenaud qui m'a fait m'étouffer dans l'émission C dans l'air. Alors que le sujet tournait autour des vins chinois en devenir, alors que Perico fustigeait les "hygiénistes" de tout poil, Jean Luc épris d'un rognon de veau dans sa graisse affirma avec justesse qu'un tel plat appelle un bon verre de vin, j'approuve ! Mais voilà aussi que se laissant aller à la surenchère, il déclara que "Les marins-pêcheurs feraient mieux de boire un petit verre de rosé que de se mettre des trucs dans le nez pour tenir le coup !".  Voilà une belle image de la profession, merci JL, c'est à Saint Vaast , dans "ta petite campagne" que tu as découvert ça ? Bon, il y a bien un problème de drogue chez certains marins pêcheurs, mais rassures-toi, ça les empêche pas de picoler !
Sur FranceInter,  "On va déguster" s'est mis dans l'idée de nous faire manger du poisson éco-durable-éthique. Donc pas de bar en hiver, pas de chaluts 900 m de fond sur 3 km, qui détruisent tout et tournicotent pendant 1H..., les raitons, non pas les raitons, vive les ligneurs, du turbot entre 30/40/50€/kg, Mister GoodFish, ah la belle affaire, MSC attaquée par Nature sur le Colin d'Alaska, .... Mais vive le futur écolabel français, qui comme d'hab va réinventer le fil à couper le beurre. Les stocks dégringolent, mais pire "la qualité des produits se dégradent", "les poissons n'ont plus de goût", "les St Jacques valent plus rien". Tant d’âneries en si peu de temps !
Une émission à refaire avec un pêcheur et un responsable de groupement qualité de Basse Normandie. J'apporte même du pinard pour l'ami Dominique.

Pendant ce temps là au Chateau les fleurs poussent et les assiettes se remplissent. A Port St Pierre, dans la chaumière on cuit au four à bois, pizza, côtes de bouef, fromage et pain grillé, teurgoule. Miam !

dimanche 22 mai 2011

La Cantine du Chateau, 2 dimanches, 3 anniversaires.


Deux dimanches de suite à la Cantine, c'est à marquer dans les annales !  Dimanche dernier, c'était prévu à cause de la grande marée. Mais, aujourd'hui, c'était jour de filage, des filets, dans la mer, pour pêcher des poissons...., mais un grand frais d'W m'a quelque peu refroidi.
Dimanche dernier, c'était celui de Nad qui est venue avec son bébé Vadim, celui que j'appelle "le p'tit machin". Et ce petit humain commence lui aussi son apprentissage du gout. Très instinctivement il ouvre grand la bouche quand on lui présente la cuillère..."Pacha", son grand père se chargera de parfaire son éducation gastronomique !
Jolis toast aux radis, beau poulet grillé avec une délicieuse jardinière de légumes, précuits à l'anglaise, sautés au beurre, le tout mouillé au Bourgogne 2009 de chez Trapet. Miam et slurp comme dit mon ami Francis ;o)). Ah oui, la Cantine, le dimanche c'est aussi jour de fête pour la gente canine qui ne manque pas de réclamer son dû.

Ce dimanche c'était au tour de Pavel et Ioulia de fêter respectivement leurs 12 et 9 ans. Pavel est un ogre de la campagne capable d'ingurgiter 1 kg de jambon, Ioulia est une intello de la grande ville qui dévore les livres, mais se tient bien à table.
Apéro en terrasse, quelques bulles bio du Domaine Courtault Tardieux avec un délicieux tzatziki maison, fromage blanc, concombres, oignons, fines herbes.
Sur la belle table blanche parsemée de pétales de roses, la grande salade folle du Château comprenait riz, poivrons, petits artichauts, salade, blancs de seiche. J'ai porté un toast au matelot Manu qui a eu l’amabilité de faire les blancs pour son patron...;o)) Pas de blanc avec ça, dommage. Carré de porc au four avec ses patates et une "caponade", sorte de ratatouille sicilienne servie froide cuisinée avec des câpres et des olives. Miam, miam, cette "caponata". Pour humecter, la rouge du Domaine précédent Touraine Cot 2009. Un peu court sur patte le Touraine, comme quoi bio n'est pas synonyme de bon. Un Tour Haut Caussan 2004, bien corsé et puissant nous fît oublier ce vin de soif !
En dessert 2 superbes tartes aux fraises, crème mousseline légère, pâte sablée, pâte d'amande. Très bonne !  (Pâtisserie Roussel Denis à Caen)

dimanche 17 avril 2011

La Cantine de Chateau sous le soleil exactement...


Voilà que depuis 1 mois 1/2 j'étais parti courir la sole. Ben oui, beaucoup pense je n'ai que d'affinité avec la sainte coquille et bien non, fin d'un mythe, je fricote volontiers et délectation avec les princesses aux yeux verts. Mais, je les traque avec des trémails. Des filets fins calés le soir au fond que je relève le matin, enfin toute a journée 14 000 m cela ne se travaille pas avec la langue. Mais, encore un mais et pas le moindre, ce matériel fragile reste à bords pendant les vives eaux, les grandes marées. Donc repos et route au Chateau pour le repas gastronomique à la française ! J'ai bien eu du mal à tourner mon petit film, trop de brouhaha et de moqueries, pfff...J'ai fini par sortir écouter le chant des oiseaux pour vous présenter le Saumur Blanc du Domaine Guilberteau, si avec le veau il n'était pas le plus à l'aise avec les coquilles, poissons et fruit de mer, on risque quelque chose de bien !
Après on n'a pas été se promener, on a tourné une bricole pour le St Jacques en restauration et on s'est pâmé au soleil en écoutant le vent.

dimanche 3 avril 2011

La Cantine du Chateau fait honneur au poisson de saison

Après la morte-eau, repos bien mérité. Le temps d'aller fait un petit tour en moto à Port en Bessin, de bricoler à la maison, de mettre un peu d'ordre dans mon bureau, d'aller faire une promenade dans le parc pour s'assurer du réveil de la nature, et, de préparer un beau pâté de poisson d'après la recette toute simple d'un de mes anciens matelots qui fut pendant quelques années le cuistot du bord !
On prend donc un beau lieu jaune qui abonde en ce moment, on le cuit dans un court bouillon classique. On l'épluche, l'assaisonne, le melange délicatement avec les oeufs en gardant les morceaux entiers. un peu de concentré de tomates, de l'ail et des fines herbes fraiches, persil, estragon, ciboulette, cerfeuil.... Au four au bain marie une bonne 1/2H.
Au frais, une mayo, un bon vin blanc sec du pain, une belle salade. C'est bon !


vendredi 11 mars 2011

La Ferme de Bussy


Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas été mangé à la Ferme de Bussy. Certaines mauvaises langues prétendent que j'étais en froid avec la maitresse de maison, pff...laissons les dire ;o)). Quand nous sommes arrivés le maitre était affairé à piquer les joints de son pigeonnier. Après il refait un bel enduit à la chaux, sans ciment et sans laisser les pierres apparentes, "c'est juste bon pour les parigots". Il prétend que, là dehors, au pied de son mur, tranquille, en contact avec la pierre et la chaux, il atteint la plénitude. Il faut dire qu'à la Ferme ce ne sont pas des paysans qui habitent mais plutôt des intellectuels...que les travaux pratiquent ne rebutent pas. La réalisation en cours ici
Dans l'insert, on brule du bois de haies et dès qu'on entre dans la cuisine, ça sent la ferme. Comme si cette odeur s'était incrustée et avait persisté de générations en générations dans cette vieille battisse. J'aime bien ce parfait mi suie, mi bois avec les odeurs de cuisson. Ici on affectionne la cuisine simple, les plats mijotés, les tartes Tatin, on grille dans l'insert de gros morceaux de basse côte.
Pour commencer on a pris l'apéro avec du tarama maison, de la tapenade, de la purée de pois chiches. Côté pinard c'est moi qui assurait le ravitaillement avec un beau Jasnières de chez l'ami Eric Nicolas du Domaine de la Bellivière Prémices 2009 un régal.
Après salade de carottes et panais, bio, évidemment.
En plat 2 coqs babets au vin avec des patates au four et une poêlée de lardons et champignons. Comme j'avais décidé de sortir les grosses cartouches, pour mouiller Château Neuf du pape 2005 Vieux Télégraphe La Crau. Très beau vin corpulent, épicé, qui pourra encore attendre.
Avec le plateau de fromage on sifflât un Saumur rouge 2009 du Domaine Guilberteau. Je ne suis pas loin de penser comme le caviste à roulettes : "Formidable essence de cabernet franc, frais et vif au nez, soyeux sans dureté en bouche, il glisse directement dans le gosier et vous réconcilie avec la terre entière ! Si Grandgousier était encore de ce monde, il en engloutirait des tonneaux entiers ;o))" ...
En dessert l'authentique tarte Tatin de la Ferme de Bussy faite avec les dernière "court-pendues" du fruitier et parce qu'il fallait bien fêter ça, un beau liquoreux Coteaux de l'Aubance LesTertereaux 97, Domaine de Montgilet, avec sa belle robe jaune-orangé.
C'est donc les coudes sur la table qu'on a atteint la plénitude....

mardi 22 février 2011

La Cantine du Chateau, abouzoubouzou, areu, areu...

Certains ont cru qu'au Chateau on faisait relâche avant la saison, qu'une cohorte d'artisans déambulaient dans la bâtisse et les jardins. Et bien non, mais il y a seulement un forgeron vaastais qui commence à me courir sur l'haricot, il y a des coups de pied au cul qui se perdent. Je vous conseille d'éviter cet artisan...;o))
Pendant ce temps là, on pouponne le petit Vadim. A voir l'application, toute religieuse, avec laquelle il s'enfile sans discontinuer son biberon, on pourrait même penser que ce petit être gourmand à hériter de quelques gènes courants dans la famille !
Les repas "d'hiver" ont été légions, rôti au four, choucroute, poule au pot, sans oublier nos vitamines avec des belles salades agrémentées de fruits congelés du jardin. Voilà qui nous a évité une dose de pesticides. Tour Haut Caussan comme d'hab et un beau cidre doux de chez M. Renée, un habitué du Château puisqu'il y a 20 ans il y venait piler les pommes !
Une après midi brumeuse, on a sonné le branle-bas pour accueillir Pauline avec toute son équipe, cameramen, preneur de son, éclairagiste, réalisateur et un assistant qui ne servait pas forcement à grand chose...;o)). Séance déambulation dans les allées du parc. La Mer, la Terre un couple lié pour l'éternité, la Terre qui nourrit la Mer grâce aux apports en nutriments, la Mer qui nourrit le Pêcheur et la boucle est bouclée...Mais on n'a pas parlé cuisine ! Le marin ne dévoile pas tout, on verra cela dans une autre émission.
A retrouver sur FR3 dimanche 6 mars à 11H30 Talents de Normandie


dimanche 23 janvier 2011

A Contre Sens, pas tant que ça ! J'ai aimé !


Il y a un bon moment que Laurence m'avait dit "Vas A Contre Sens, je suis sur que ça va te plaire". Il se trouve qu'à chaque fois qu'on a voulu réservé, c'était plein. L'adresse situé à 2 pas de la place St Sauveur, dans un quartier mi étudiant mi bobo est donc à la mode. Petit endroit décontracté et bruyant, mais sans trop de promiscuité, du type gastro/bistrot. La démarche des Caillot est intéressante, il faut bien ça pour se différencier à Caen où l'offre est importante. Ici, on cuisine et on maitrise les cuissons. Ce qui n'est pas rien.
Le menu Intuition soit le traditionnel découverte ou voyage ou ballade…est le seul ! Si l'on veut autre chose on se débrouille avec la carte. Celle des vins est restreinte mais diversifiée. J'y ai vu un cidre "élaboré" à 20€ de chez Dupont, pas de recommandation particulière ni bio, ni biodynamie.
Comme on avait un truc à fêter, on a pris l'apéro servi avec des croutons et de la faisselle aux fines herbes. Simplex. Pas de mis en bouche et des serviettes en papier. Je n'aime pas les serviettes en papier.
En entrée 2 ravioles boudin light et langoustines, oreilles de cochon laquée, avec un bouillon parfumé gingembre servi sur table par le serveur, geste classique. Pas d'inquiétudes l'oreille de Mr du Groin est presque anecdotique.
1er plat Pavé de bar, sauvage, je dis bravo, en croute d'épices avec des petites touches de purée parfumées qui nous suivront à chaque plat. L'avis du pêcheur est que le bar, l'hiver, en pleine période de frai, n'est pas au mieux de sa forme, molasse et sans gout. Sur la prochaine carte ce sera du St Pierre, beaucoup plus intéressant !
2ème plat Veau mi-cuit et son ris, 1 navet, 1 salsifis. Le veau est juteux à souhait !
Fromage, 1 lichette de Camembert Pont l'Evêque et Mimolette Vieille avec les "pickles". A quand un beau plateau ?.
Dessert, très bonne idée 2 vrais desserts que nous avons partagés. Une teurgoule revisitée et une purée potimarron et litchis fine tuile au sirop de châtaigne.
Tout ça est bon et parfumé, même si je n'aime pas trop jouer aux devinettes avec ce que je mets dans la bouche. Ce n'est pas copieux mais très bien équilibré et, même pour un gros mangeur suffisant.
A Contre Sens ? Pas tant que ça ! Le bouillon, les purées aux légumes "oubliés" les associations "osées" betterave/framboise, les cuissons basses T°, Anthony Caillot fait un mix, réussi, entre le classieux SaQaNa, le hardi Mascaret et le simplissime Incognito.
A recommander sans hésitation.

dimanche 9 janvier 2011

A nouvelle année, grande résolution !

La fin 2010 a été animée, beaucoup de boulot avec la coquille. Ben oui ma petite dame on a travaillé même le dimanche pour satisfaire vos exigeantes papilles, la naissance du petit prince Vadim, la neige, les fêtes, le retour, en vacances, du fils Lavren  parti en exil à Montréal. 


Grande résolution, je vais reprendre le rythme dévolu à ce blog, celui du billet dominical. Avant cela faisons un petit point sur les agapes pendant les fêtes de fin d'année.


Avec mon copain Boboss on a commencé à parler de la chose tout début décembre. a la mer on jacasse un peu, cela nous évite de pleurnicher. On s'est donc préoccupé des bestioles. L'année dernière faute de mieux on s'était rabattu sur du label rouge écossais. Cette, année, bingo grâce à Dominique via Raïssa, on a eu de la Rade de Cherbourg. Belles bêtes de 3/4 kg dont on sent à leur morphologie qu'ils ont nagés dans leur cage. Les saumons, puisque c'est de ça qu'il s'agit sont arrivés en heure et en temps ! Boboss via un autre copain s'est occupés de les faire fumer. Les autres que j'avais prévu pour le gravlax sont partis bien emmaillotés au congélo.

Après avoir testé une épaule ibérique d'Extremadura, je me suis laissé aller à une folie un jambon 5J de 7.5kg. Une pure folie gustative à consommer avec modération tant c'est cher, plus de 60€le kg en provenance de cher Ibergour.com. Le gars Lavren est revenu du Québec avec des produits au sirop d'érable mais aussi 2 bouteilles de vin un coteau du layon de chez Touchais qui aura fait l'aller et retour ;o)) et bien vu !, un rioja Faustino 1er de 1995 dans une bouteille folklorique. L'accord avec "el jambon" était très bien le vin intéressant mais il manquait un peu de matière.



Pour le réveillon de Noel nous sommes partis chez l'homme des marais. Nous avons été reçus comme des rois dans son habitat troglodytes. Belle table, bonne nourriture les 2 saumons, des huitres, et ces succulents côte de boeuf maturées à point que JM est allé nous faire sur le barbecue...
Le lendemain direction le Chateau où nous attendaient des zakouskis et des petit pains russes fourrés. La dinde farcie fut arrosée avec un jeroboam de Faugères Tradition 2006 de chez l'ami Barral. Il me donne du fil a retordre mon vin préféré, voilà que les 2004 et les 2006 en Valinière et Jadis n'ont pas tenus le choc dans ma cave réfrigéré ? De la flotte, plus de gout, une matière sèche. Je suis déçu surtout pour les Valinières si concentrés si denses. Donc à boire pas à garder ! En dessert les bonnes glaces du Chateau.

Le réveillon du jour de l'an, on l'a fait tranquille en famille avec le petit prince. J'étais chargé du ravitaillement. Une grande table bien garnie avec du saumon, du foie gras maison au seranno...,une fondue bourguignonne avec les "morceaux du boucher" dont certains nécessités de bonnes dents ;o)). Lavren depuis qu'il finit ses études à Montréal s'intéresse au vin. J'ai quand meme un peu peur que la consommation de vins "flatteurs" du Nouveau monde très standardisés altère un peu son appréciation des terroirs et cépages...Je suis descendu à la cave avec lui. On a remonté une bouteille de Côte Rôtie Rose Pourpre 2004 de chez Pierre Gaillard. Très belle bouteille, pleine de promesses. Et bien bof, c'était tout juste bon ! Le Champagne Rosé Nature de Francis Boulard a eu plus de succès.
Au Marché de Lalie j'ai récupéré des petites sauces artisanales, le mendiant, l'ailladoux, l'arrache gueule et un "ketchup de dégustation" à 8€, les d'jnes ont dit qu'il avait gout de vieux et d'oignons. Par contre la glace artisanal au praliné "Peau de Chien" a fait l'unanimité.

Le lendemain au Chateau la vie a repris son cours normal, gratin de pâtes et boeuf mode. Miam...

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