Pour oublier ces malheurs, on prend une belle grosse sole d'arrière saison, une qui a, tout l'été, profité des eaux riches de la côtes, bien épaisse, bien en chair. Après avoir enlever la peau on la dépose dans un grand plat qui va bien...au four, sel&poivre, quelques noisettes de beurre, une échalote émincée. Et c'est tout !
Ah si j'oubliais l'essentiel, on mouille avec un peu de champagne, mais n'importe lequel, surtout du Boulard, spécialement du non dosé, le MMI. 20/25 mn à four moyen, des pâtes fraiches avec une grosse poignée d'épinard. Dans l'assiette on n'oubliera pas la sauce du plat, dans le verre le précieux et trop rare breuvage.

Au Château Loisel les fidèles étaient tous présents, en attendant que je réchauffasse les tripoux de barbes de St Jacques on commença avec un petit coup de blanc. 
Le Saint Martin de la Garrigue Languedoc Blanc, le Savennières Les Genets de Damien Laureau ou le Vaucluse du Domaine des Tours firent bon ménage avec les coquilles, des grosses noix juste poelées presque croustillantes avec la fondue de poireaux.
Avec la terrine de poulet et le rôti de porc aux pruneaux et patates douces de dame Danielle, on attaqua les rouges. Le Calendal fit fort impression, certainement la bouteille de la soirée. Mais il faudra se  montrer patient, c'est pas dispo.
Avec le beau plateau de fromage de Christophe on remit toutes les bouteilles sur la table et on enleva les chaussette.
Avec le gâteau au chocolat, il n'est facile pour trouver l'accord idéal. En général on se tourne vers les Porto ou les vins doux naturel, les Maury par exemple. Là c'est un Rasteau bien fait, sans lourdeur du Domaine des Escaravailles qui mit un terme en beauté à cette soirée.
Merci tout le monde.